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Dakarman Music
Mornas & Coladeiras
Jorge Humberto
Biographie Bana
Andriano Conçalves Bana est entré en possession du
monde dans la ville du port de Mindelo. Avec plus de 30 albums sous sa
ceinture, ce maître de la morna et de coladeira a une carrière dans
l'industrie du disque qui s'étend sur cinq décades et a été
convenablement appelée le Roi des îles du Cap-Vert.
Comme un jeune garçon, Bana a été entouré par la musique de
chanteurs locaux. À 14 ans, il chante avec des musiciens locaux
des sérénades dans la ville avec les chansons mélodieuses.
Sa mère n'était pas heureuse avec les habitudes de son jeune fils. Elle a
vu ses aventures dernières comme le comportement adolescent
sauvage, digne de punition.
Son opinion va bientôt changée comme la
réputation du jeune chanteur a commencé à s'étendre autour de l'île.
Quand les gens ont commencé à lui demander de laissé chanté Bana aux
cérémonies, elle ne pouvait plus nier son talent.
D'ici à 1953, Bana était venu sous l'influence de Francisco Xavier da
Cruz, connu professionnellement comme B. Leza. L'impact de B. Léza
sur la musique de Capverdienne ne peut pas être exagéré. Au cours des
années 1950, cet oncle célèbre de Cesaria Evora a enseigné à Bana et
beaucoup d'autres l'art du morna.
Tard dans sa vie, B. Leza a été paralysé et confiné à un fauteuil roulant.
Bana avait l'habitude de montré à B. Leza ces performances.
En souffrant, B. Leza a raccourci ses mots, a avalé ses syllabes et a
réinventé la morna capverdienne. Il a utilisé ces techniques avec une
telle grâce et un succès qu'ils sont devenus caractéristiques de la
musique
capverdienne. Sous l'influence de B. Leza, le style musical de Bana à
gagné un écoulement mélodique semblable et en rythme..
Quand B. Leza est mort en 1958, Bana était tout seul. Bientôt, il est allé
à Dakar, Sénégal la grande ville la plus proche où il a enregistré son
premier album en 1962.
L'album de quatre chansons était simple et réussi, en vendant 2 000
copies dans les deux premières semaines. Son travail l'a pris en France
et Pays-Bas derniers, où il a enregistré deux albums plus réussis. Autour
de ce temps, Bana a formé sa propre bande, qu'il a appelé Voz de Cabo
Verde la Voix du Cap-Vert.
En collaborant avec le type les musiciens du Cap-Ver tel que, Luis
Morais, Toi De Bibia, Jean Da Lomba, Morgadinho et Frank Cavaquinho.
Ils ont crées un son qui a été le modèle pour les groupes du Cap-Vert.
Le nom du groupe ne pourrait pas avoir été plus approprié. Les albums
de Bana étaient une réussite pas seulement dans São Vicente mais
également dans les autres îles du Cap-Vert.
Les Capverdiens vivants au, Portugal, Italie, France, Guinée-Bissau,
Mozambique et les États-Unis ont reconnu que la morna était faite pour
la voix de Bana.
Par la fin des années 1960, Bana exécutait des spectacles à : Lisbonne
et Luanda. Après un tour prolongé de la capitale de l'Angola et de la
campagne, Bana a décidé de ralentir brièvement au Portugal et ouvrir un
restaurant dansant Capverdien. Bana's Monte Cara est tant un
restaurant qu'une boîte de nuit. On l'a appelé Lisbonne "mecca pour la
musique africaine." Pendant ce temps, Bana a continué à faire du
tourisme autour du monde et développer son suivant international.
En ce temps, le Cap-Vert accède à l’indépendance en 1975, Bana s'est
trouvé sur le côté faux de la politique révolutionnaire. Il a été accusé du
fait de collaborer avec les pouvoirs coloniaux et forcés à revenir à
Lisbonne. Il a reçu une apologie officielle sept ans plus tard et est revenu
à un accueil chaud.
En 1986, après plus de 40 ans de chant, Bana a décidé de prendre la
retraite après un dernier tour au Cap-Vert et son énorme Diaspora.
Alors, après une fracture de dix années des affaires, Bana a pris des
vacances de la retraite pour enregistrer l'album Gira Sol, qui a été
arrangé et produit par Mendés Brothers sous le label Morabeza Records.
Il a reçu des honneurs et la Médaille de Grand prix de Mérite du
président du Cap-Vert, aussi bien que le président du Portugal.
Biographie Tito Paris
Ceux qui par ici s'entichaient des rythmes d'Afrique
dans les années 1980 ne savaient pas encore que ces îles cachaient un
trésor, une musique foisonnante, d'une originalité exquise. Les temps
changent. Au début de la décennie suivante, plus possible de faire la
sourde oreille. La musique capverdienne trouve enfin sa place sur la
mappemonde des musiques à danser. Installé à Lisbonne, Tito Paris va
participer activement à cette émergence. Fin guitariste, mélodiste et
chanteur au swing solaire, il portera partout les élans joyeux ou
mélancoliques de la musique capverdienne, mais aussi le témoignage du
Portugal cosmopolite et du territoire africain de sa capitale.
Lorsque Cesaria Evora enregistre son premier album, Tito Paris est là. Il
lui a écrit un titre ("Regresso"), a conçu des arrangements et y joue de
nombreux instruments. C'est une étape, un moment, ce n'est pas le
commencement. Son histoire, son engagement pour la musique
s'amorcent bien avant.
Quand on naît dans une famille où tout le monde est un peu musicien, on
ne peut pas échapper à la musique. Pas plus résistant qu'un autre, Tito
Paris a succombé lui aussi. La musique, il l'a eu dès le départ chevillée
au cœur autant qu'à l'âme. S'il flâne dans sa mémoire, il se souvient de
ses escapades dans les bars, en cachette de sa mère, profitant des
absences de son père, quand celui-ci, marin, navigue au loin.
Le gamin est alors haut comme trois pommes, n'a pas dix ans, et traîne
toujours avec lui cette guitare sur laquelle sa sœur lui avait appris un
premier accord. Il joue avec ses frères, avec Bau, son cousin, déjà très
habile au cavaquinho, qui deviendra célèbre lui aussi plus tard.
Il se nourrit des conseils, du savoir-faire et des connaissances du
clarinettiste Luis Morais, du pianiste Chico Serra. Après les boîtes, cafés
et cabarets de Mindelo, Tito Paris va naître une deuxième fois.
Il part à l'âge de 19 ans pour Lisbonne, appelé par Bana, grand chanteur
capverdien installé là-bas, qui le fait venir pour jouer dans son groupe
Voz de Cabo Verde. Des rêves plein la tête, Tito Paris entame à partir de
ce moment-là sa grande aventure.
Elle commence par une brève déconvenue. Il pensait jouer de la basse,
on lui offre la batterie. Il est à deux doigts de renoncer, voire de rentrer
au Cap-Vert, quand la chance lui fait un grand sourire. Le bassiste
Bebeto s'en va, il prend sa place. Quatre années suivent puis il
s'émancipe de Voz de Cabo Verde, avec qui il a beaucoup grandi
musicalement, notamment grâce à Paulinho Viera.
Tito Paris devient l'un des noms les plus en vue de la scène
capverdienne à Lisbonne, l'un des plus demandés aussi. Il accompagne
les meilleurs, comme Dany Silva, qui l'incite à se mettre définitivement à
la guitare. On le verra également collaborer avec de nombreux artistes
portugais dont Rui Veloso.
En 1985, il auto produit son premier album, un disque uniquement
instrumental, qui met en pleine lumière ses talents de guitariste. Il forme
son propre groupe, et enregistre en 1994, Dança Mi Criola, la carte de
visite avec laquelle il se fait connaître dans toute la diaspora de la
communauté capverdienne et aussi jusqu'à aujourd'hui son titre fétiche,
celui que tout le monde lui réclame en concert, entre autres à Lisbonne,
dans la cave de l'Enclave, son restaurant-club, ou au B. Leza, également
lieu de rendez-vous de la communauté africaine à Lisbonne.
Viennent ensuite Graça de Tchega en 1996, puis deux live, dont 27 de
Julio 1990. Entre ces différents enregistrements, d'Oslo à New York, de
la Louisiane à Paris, l'ambianceur des nuits noires de Lisbonne visite bien
des pays.
Guilhermina, le nouvel album, prolonge le plaisir des précédents. Mieux,
il l'amplifie, lui donne des ailes. La voix gorgée de blues s'y affirme,
présente, instinctive. La guitare fait montre d'une éloquence encore plus
passionnante.
Guilhermina, c'est-à-dire des mornas, empreintes de "saudade", cette
sérénité douloureuse, cette nostalgie qui imprègne constamment la
musique capverdienne, mais aussi des coladeiras, du funana,
propositions joyeuses et tentations à danser.
Ces styles métaphoriques du Cap-Vert, Tito Paris les adapte à sa façon.
Accompagné de son groupe habituel, rejoint par de nombreux invités et
un quatuor à cordes, il en ralentit ou accélère le rythme, y infiltre ici un
rythme angolais, là un autre du Nord du Portugal, fait un crochet par le
Mozambique ou évoque la samba du Brésil. S'il tient à préserver la
singularité, le génie créole, la tradition de la musique capverdienne, Tito
Paris, ambassadeur volontaire et enthousiaste de l'âme musicale de son
pays, sait aussi ouvrir portes et fenêtres, lancer des ponts. Il invente
sans jamais oublier d'où il vient.
Biographie Boy Gé Mendes
Gérard Mendes est né en 1952 à Dakar, au Sénégal, lieu
de naissance de nombreux fils d’émigrants capverdiens. Il a ainsi grandi
dans une cours du plateau, partagée par plusieurs familles africaines
(guinéennes, maliennes, sénégalaises et capverdiennes), lui inculquant
une culture du métissage dès son plus jeune age.
Gé a appris la guitare
auprès de deux grands musiciens africains, Manuel Cumbassa et Jacques
Kaliba en échange de petits services, et fait son apprentissage de la
scène dans différents clubs de Dakar. Il chante à cette époque des
reprises des Beatles et d’autres musiques pop-rock mais aussi du
rythme n’blues, de la salsa. En 1967, avec l’un de ses frères, il monte
son premier groupe, les Beryl’s. Commence alors la vie trépidante des
concerts, des festivals dans tout le Sénégal : il sort de l’anonymat.
A la fin des années soixante, c’est le départ pour la France. Une page se
tourne. L’année suivante, son frère Jean-Claude, Luis Silva et Emmanuel
Lima lui demandent de se joindre à leur aventure : un groupe 100%
capverdien. Formé en banlieue parisienne, le groupe Cabo verde Show
va devenir le groupe phare de la communauté exilée à Paris et en
Hollande, où il se produit régulièrement.
Pour Gérard Mendes, cette étape est déterminante.
Il sent tout à coup monter en lui un irrésistible
appel. Soudain lui vient l’envie de composer et d’écrire en capverdien.
Sur ce deuxième album du groupe, il écrit trois compositions,
plébiscitées par la communauté. Un succès qui attise son envie d’aller
plus loin. Il quitte le Cabo Verde Show et lance avec son frère un
nouveau projet : Mendes & Mendes. Trois albums plus tard, il laisse Paris
derrière lui.
Installé à Nice dès 1983, il fonde O’asah, enregistre un album, se produit
en première partie de Joao Bosco, continue son petit bout de chemin...
Arrive 1990, l’année déclic, l’année de la consécration avec Grito de bo
fidge, en français « l’appel d’un fils à sa mère » qui évoque l’émigration.
Avant que le monde ne succombe à Cesaria Evora, il ouvrait ainsi la voie
à la musique capverdienne et faisait chalouper toutes les ondes. Gérard
Mendes devient Boy Gé Mendes.
L’oiseau migrateur a envie de voyager. Entre le Brésil, New York, le
Sénégal et le Cap-Vert, il trimballe sa guitare sans façon, discrètement,
se contentant d’engranger de nouvelles compositions dans un coin de sa
tête. De cette période naîtra « Lagoa » (la lagune), une nouvelle
composition et le titre symbole de son huitième album. Celui d’une
renaissance, d’un retour à la terre, à l’intime. Des chansons en créole
capverdien qu’il gardait jusqu’alors pour lui, ou à la rigueur pour ses
amis.
Il retourne s’installer quatre années au Cap-Vert où il retrouve calme et
sérénité, propice à la méditation et à la création. Au printemps 1999, il
enregistre à Paris, son neuvième album. Musiques capverdiennes sous
influences brésiliennes et caribéennes. Boy Gé s’entoure d’amis
musiciens, venu d’horizons divers avec qui il a tissé les liens au fil du
temps. « Noite de Morabeza », un album doux et sensuel, qui instaure un
climat musical élégant et savamment dosé. Toujours aussi inspiré, Gé,
qui vit de nouveau en France est aujourd’hui en passe de réaliser un
double neuvième album avec une vingtaine de nouveaux titres.
Gérard Mendes a enregistré la chanson hit "Grito de Bo Fidge. Il devient
Boy Gé Mendes, ce qui est une allusion au surnom de son enfance.
Biographie Lura
Lura est née à Lisbonne. Elle a dix-sept ans quand
Juka, chanteur à succès originaire de São Tome et Principe, lui demande
de participer à son nouvel album. D’abord pressentie pour faire partie
des choeurs, elle finit par chanter en duo avec lui. C’est un succès.
Le zouk de Juka est un succès: d’autres célébrités afro-lusophones de
Lisbonne proposent à Lura des collaborations, l’Angolais Bonga, ses
compatriotes Tito Paris, Paulo Florès, Paulinho Vieira… Entre-temps, elle
participe à une troupe de théâtre quand un producteur portugais réalise
son premier album, un disque pour faire danser la génération de Lura,
zouk love sirupeux et sucrerie r’n’b en version créole capverdien.
Mais, malgré le côté recette commerciale et vieilles ficelles de cet album,
la chanson Nha Vida (Ma vie) retient l’attention puisqu’elle sera sur une
compilation Red Hot + Lisbon, pour la lutte contre le SIDA, qui rassemble
des chansons de Caetano Veloso, Marisa Monte, Djavan, stars du Brésil,
Bonga ou la chanteuse du groupe portugais Madredeus, Teresa Salgueiro
Lura a alors 21 ans.
Lusafrica repère la jeune prodige grâce à son duo avec Bonga sur la
chanson Mulemba Xangola, et produit en 2002 son second album.
Il faut attendre 2004 pour écouter Di Korpu Ku Alma (De corps et
d’âme), le vrai disque capverdien de Lura, propulsé au pays et parmi la
diaspora par le succès de Vazulina.
Un chant écrit par Orlando Pantera (comme Na Ri Na, Es Bida, Batuku ou
Raboita di Rubon Manel) le jeune auteur qui révolutionna une des
traditions fortes du Cap-Vert avant de disparaître. Une manière reprise
par toute une génération de nouveaux artistes.
L’une des rares femmes à composer dans le très riche univers de la
musique créole, Lura signe plusieurs morceaux du disque. Dans So um
cartinha(Juste une petite lettre), elle s’y amuse d’une pratique bien
capverdienne qui consiste à demander à la famille et aux amis de
passage à Lisbonne de se charger d’emporter «une petite lettre» – et à
qui l’on présente une malle pleine.
Également de sa composition, les emblématiques Mundô Nos et Oh Náia,
composés avec le pianiste Fernando Andrade, et la belle morna Tem um
Hora pa Tude (Il y a un temps pour tout), inspirée, dit-elle, par une
tournée avec Cesaria Evora dans divers pays du nord de l’Europe en juin
2003.
Elle s’est découverte capverdienne – sans pour autant cesser d’être
portugaise – grâce au Créole avec les amis. Aujourd’hui elle est fière de
parler et appris à l’école d’écrire ses chansons dans un Créole profond,
venu du fin fond de la terre des îles. Enfant, elle voulait être danseuse.
Plus tard, elle enseigna la natation. La musique l’a sortie de l’eau. Une
perte pour ses élèves, un gain pour nous tous qui l’écoutons aujourd’hui.
Biographie Ildo lobo
Cap-Vert Ildo Lobo est considéré comme un des plus
grands chanteurs.
Héritier d’une longue tradition façonné par Bana dans la musique
Capverdienne. Pendant des années il était le chanteur vedette du groupe
Os Tubaroes longtemps observé comme la formation officielle du Cap-
Vert.
A ce titre, il s’est rendu régulièrement à l’étranger pour représenter le
Cap-Vert. Os Tubaroes ( les requins ) sont devenu les ambassadeurs de
la musique Capverdienne ils exportent le funana, la morna et la
coladeira dans le monde entier.
En 1996 Ildo Lobo enregistre son premier album solo " Nos morma ",
puis en 2001 il enregistre à nouveau un nouvel album intitulé "
Intelectual ".
Il fait appelle à ses anciens compagnons de la musique avec la
participation des musiciens de Césaria Evora.
Biographie Voz de Cabo Verde
La destinée de Voz de Cabo Verde est emblématique et
indissociable de l'histoire de la diaspora capverdienne, dont les grandes
vagues migratoires provoquées par les cycles de sécheresse et de
famine, se sont succédées au cours du vingtième siècle, notamment vers
les Etats-Unis (début de siècle), vers Dakar (années 40), ou vers
l’Europe, dans les années 50.
C’est au moment de l’indépendance du Sénégal que l’aventure du Voz de
Cabo Verde connaît son prélude. Dakar est, depuis la fin des années 30,
le siège d'une importante communauté insulaire. D’abord employés dans
les docks, les migrants se sont élevés dans l’échelle sociale et
travaillent, au début des années 60, dans le petit commerce, ou dans
l'administration. Les membres du futur groupe animent les soirées des
noctambules locaux. A leur répertoire, les airs enjoués de la coladera, et
ceux plus mélancoliques de la morna (genres typiques de l'archipel) se
mélangent avec bonheur aux rythmes cubains alors à la mode.
Figure de proue de ce petit milieu artistique, dont le rôle dans l'éclosion
des premières formations urbaines au Sénégal demeure très important,
Luis Morais est aujourd'hui considéré comme le père de la musique
capverdienne moderne. Ce natif de Mindelo, après avoir fréquenté
l'école française de Dakar, perfectionne son jeu à la clarinette et au
saxophone dans les cours du Conservatoire local, qu’il fréquente avec
son compatriote Morgadinho, bassiste et trompettiste de talent, originaire
de l’île de São Nicolau.
Pour gagner sa vie, Morais se produit avec le groupe du Miami, un local
à la mode dans une époque où les références musicales sont Tito Puente
ou bien l'Orquesta Aragon. Musicien-né, il transcrit les musiques orales
de son terroir en les transformant au goût du jour avec l'introduction de
motifs cubains. Après le Miami, Luis est recruté par le Saloum, une boîte
gérée par un compatriote, où il retrouve Morgadinho chef d'un orchestre
qui compte dans ses rangs, parmi les autres, le guitariste Toy Ramos, un
autre Capverdien de Dakar.
Avec leur répertoire composé de cha-cha-cha, boléro, patchanga,
coladera et morna (que les Sénégalais appèlent slow), ils font la joie de
la clientèle dakaroise et insulaire jusqu'au jour où Franck Cavaquinho,
musicien originaire de Santo Anton habitant Rotterdam, envoie un
courrier à Morais pour lui demander de le rejoindre en compagnie de ses
complices.
Entre mai et juin 1966, Luis, Morgadinho, Toy et le guitariste Jean da
Lomba quittent Dakar est font route vers les brumes du Nord, en bateau
jusqu'à Marseille, puis en train pour gagner Rotterdam. Ils y retrouvent
une importante communauté capverdienne qui s'est établie là dans les
années 1950, parmi les Portugais expatriés en masse pour reconstruire
le Benelux d’après guerre. L’arrivée des musiciens est précédée par leur
réputation: Djunga de Biluca le patron du label de musiques
capverdiennes Morabeza Record, basé à Rotterdam, les attend
également, prêt à leur trouver des contrats dans les night-clubs de la
ville.
A peine débarqués, les cinq musiciens: Luis Morais (saxophone et
clarinette), Morgadinho (trompette, chant, basse), Franck Cavaquinho
(batterie), Toy Ramos (guitare), Jean da Lomba (guitare basse),
prennent le nom de Voz de Cabo Verde. Ils s'installent à "La Bonanza",
un dancing très prisé par les dockers capverdiens et la clientèle féminine
locale. Grâce à leur expérience, les cinq acolytes adaptent rapidement
leur répertoire aux exigences de la variété internationale (nous sommes
en pleine Beatlemania et la musique pop connaît un vrai succès en
Hollande).
Parti sans vocaliste, le groupe découvre le talent caché de chanteur
polyvalent chez Morgadinho, qui se fait vite un plaisir d'interpréter, dans
les diverses langues, tout ce qui est en vogue à l'époque: standards
américains, tubes pop anglais, variété italienne ou française, sans
oublier bien sûr, les flamboyantes coladera ou langoureuses morna de
chez lui. Il devient également porte-parole du groupe, pour ce qui
concerne les affaires courantes, Morais étant plutôt l’arrangeur et le
gardien des valeurs artistiques.
Tout en respectant les impératifs de marketing et notamment la
concurrence avec les autres formations de la ville, ils ne renoncent pas à
leur rôle d'ambassadeur de charme, et de voix de la musique
capverdienne en dehors de ses frontières. Le public hétéroclite de "La
Bonanza" écoute ainsi pendant quatre ans, les textes mélancoliques des
auteurs capverdiens comme B. Leza, et les compositions plus débridées
de Morais, Morgadinho et Cavaquinho.Nomades par destinée comme tous les Capverdiens, les
membres de Voz de Cabo Verde sont obligés de se déplacer tous les
trois mois pour des raisons de visa. Après avoir enregistré un premier
album pour le label Morabeza (“Dançando com Voz de Cabo Verde” en
1967), le groupe voyage de long en large entre le Benelux, la France,
Lisbonne et l'Afrique lusophone.
Il est bientôt rejoint par le chanteur Djosinha, également originaire de
São Vicente, qui apporte avec lui tout un répertoire de cumbia et de
merengue très prisés alors. A la fin de l’année 1967, tout le monde se
retrouve à Lisbonne pour les fêtes de Noël. Bien que rappelés en
Hollande par Djunga de Biluca, les musiciens décident d'accomplir leur
premier voyage au Cap-Vert, où ils arrivent le jour de l'an 1968. Ils
recrutent sur place un jeune natif de Mindelo, Francisco « Chico » Serra,
septième membre du groupe.
En mai de la même année, Bruno Coquatrix les invite à l'Olympia dans le
cadre d'un festival de musiques lusophones. En 1970, suite à une
deuxième tournée en Angola, la formation se sépare: Djosinha part aux
Etats-Unis, Ramos et Morgadinho viennent s’installer en France.
Dans le même temps, au Portugal, sous la direction de Morais, et avec
Bana comme chanteur, le Voz de Cabo Verde assure la continuité du
nom, mais sa réalité n'est plus la même. Replié sur une dimension
communautaire, le groupe perd progressivement son identité originelle
malgré l’arrivée de jeunes musiciens talentueux comme Paulino Vieira et
Tito Paris.
Ce Voz de Cabo Verde « nouvelle formule » enregistre cependant une
dizaine d’albums.
En 1998, les membres fondateurs du groupe se retrouvent une nouvelle
fois: Morais, Morgadinho, Djosinha, Ramos, da Lomba et Serra
(F.Cavaquinho ayant entre temps disparu) rejouent ensemble sur scène
à Lisbonne, lors de l'hommage rendu à Cesaria Evora par le
gouvernement portugais.
Biographie Césaria Evora
Cesaria Evora est née le 27 août 1941 à Mindelo. Sa
mère Dona Joana, aimait mijoter des petits plats pour son mari et ses
cinq enfants ; elle fut cuisinière pour les Blancs (les riches) qui
affectionnaient particulièrement son tour de main. Elle aimait aussi la
musique et les musiciens.
D’une extraordinaire jovialité, coquette et attentionnée, elle fut toute sa
vie la confidente de Cesaria Evora . Le père de Cesaria Evora , Justino
da Cruz Evora, jouait du cavaquinho (petite guitare à quatre cordes), de
la guitare et du violon. Il comptait parmi ses proches B. Leza,
compositeur fétiche du Cap-Vert. Lorsqu’il décède, Cesaria a tout juste 7
ans. Cesaria se remémore ses souvenirs d’enfance par bribes, elle
réfère souvent à Eulinda, ancienne voisine et amie qui habitait à
proximité du Lombo, le « quartier chaud » de Mindelo, port qui connût
autrefois ses bordels à l’égal d’Amsterdam.
La petite fille qu’était Cesaria Evora avait cette manie de nouer des
relations avec des personnes beaucoup plus âgées qu’elle qui lui «
évitaient de prendre de mauvais chemins ». Cesaria Evora fut confiée
dans sa tendre enfance à sa grand-mère puis aux religieuses auprès
desquelles elle apprit à détester tout carcan moral.
Cesaria Evora (Cize pour les intimes) fredonne souvent dans un large
répertoire et elle se représente le dimanche dans le kiosque à musique
de la grand-place, accompagnée de son frère Lela, saxophoniste. La vie
de Cesaria Evora est liée au quartier du Lombo investi autrefois par le
corps expéditionnaire portugais. Elle y fit ses classes de vie et de chant
aux côtés du compositeur Gregorio Gonçalves, personnage
charismatique, passionné de théâtre de rue.
A 20 ans, Cesaria Evora est invitée à chanter pour la Congelo
(compagnie de pêche fondée avec des capitaux locaux et portugais)
ainsi elle prend part, rayonnante, à des soirées privées de notables. On
lui sert un dîner en guise de rémunération et à l’aube, elle redevient une
femme comme les autres. Cesaria met en avant une carapace faite
d’indifférence et d’obstination. Elle rencontre un musicien, plus âgé
qu’elle, Eduardo qui se révèlera être son premier grand amour et lui
permettra de chanter à Radio Mindelo.
Sa réputation s’étend alors vers les îles voisines. Mindelo bourgeonne de
bars et Cesaria Evora fait du Café Royal son repaire et entre deux SG,
les cigarettes portugaises, elle entonne des mornas pour les coopérants,
avocats, commerçants, aventuriers, marchands de poulets et
fonctionnaires portugais. Eduardo embarque pour les horizons
européens.
Cesaria Evora est malheureuse alors elle chante dans les bars et sur les
bateaux. Dans les années 60, João Mimoz, un commerçant qui possède
un petit magnétophone enregistre deux de ses chansons et envoie la
bande au Portugal pour en faire un 45 T. L’année suivante, Frank
Cavaquim décide d’en produire un deuxième mais c’est un double échec
cuisant.
En 1975, le Cap-Vert vit les répercussions de l’Indépendance et Cesaria
Evora cesse de se produire en public, plongeant dans une longue période
de dépression. Ce mutisme durera une dizaine d’années.
Mais la chance tourne et au début des années 80, le PAIGC (parti au
pouvoir) crée son organisation de femmes : l’OMCV. Dans ses rangs, on
y trouve nombre de militantes marxisantes dont Isaura, pharmacienne
et amie de longue date de Cesaria Evora qui, en 1985, concourt à
monter un spectacle en hommage à Cesaria Evora, destiné à faire sortir
de l’indigence celle que beaucoup considèrent comme "la Voix du Cap-
Vert".
Mais Cesaria Evora vit cette expérience comme une vexation : elle
récolte des peaux de chagrin. Isaura impose alors sa participation à la
délégation des chanteuses capverdiennes qui partent à Lisbonne
enregistrer un album qui restera confidentiel.
En 1987, le grand chanteur Bana, lui propose, ainsi qu’à d’autres artistes
capverdiens, de se joindre à lui pour effectuer une série de concerts aux
USA dans la communauté capverdienne du New-Jersey. La tournée
connaît des hauts et des bas, les relations sont parfois difficiles entre
Cesaria Evora et Bana. De retour à Lisbonne, elle consent toutefois à se
produire quelque temps dans le restaurant que possède Bana, une
manière de payer son billet de retour.
C’est là, alors qu’elle chante dans ce restaurant, qu’elle rencontre José
da Silva, qui deviendra son mentor et producteur attitré. Nous sommes à
la fin de l’année 1987, José a le coup de foudre pour cette voix sublime.
Il propose à Cesaria Evora de venir à Paris faire un disque : elle a 47
ans et n’a plus rien à perdre, elle ne connaît pas Paris, elle dit oui. Le
voyage est organisé pour l’année suivante. A Paris, pour
l’enregistrement de l’album La diva aux pieds nus, José a engagé
quelques uns des musiciens capverdiens les plus réputés : Luis Morais,
Paulino Vieira, Manu Lima…
Pour célébrer la sortie du disque, un concert est organisé au club Le
New-Morning, le 1er octobre 88. La salle est à moitié pleine, mais un titre
Bia Lulucha, une coladera aux accents de zouk, fait un petit succès dans
la communauté capverdienne. José est
obstiné. Il sait que la chanteuse a du talent : il décide, en 1990,
d’enregistrer un deuxième album, Distino di Belita, comprenant des
mornas acoustiques et des coladeras électriques. »
A cette époque, Cesaria Evora faisait de nouveau la tournée des bars,
empochant ça et là quelques billets. Il faut bien gagner sa vie : elle a ses
deux enfants, et sa mère dont la vue décline, à sa charge. La petite
famille habite à Mindelo une maison délabrée, au n°7 de la rue William
Du Bois, près du port. François Post, alors attaché presse de la société
discographique Mélodie (qui concourut à sa reconnaissance
internationale) se rappelle cette odeur d’eau croupie, une luminosité
réduite à une ampoule par pièce suspendue dans le vide, des citernes
d’eau accumulées et un petit chat noir, « mais elle était d’une gentillesse
incroyable, elle avait un coeur immense ».
L’album Distino di Belita n’a pas rencontré le succès, pourtant il a été
repéré par quelques professionnels, comme Christian Mousset, le
directeur du Festival Musiques Métisses d’Angoulême. François Post
convainc José de réaliser un album uniquement acoustique et Cesaria
Evora revient en France, fin mai 91, pour l’enregistrer. Le 2 juin, elle se
produit à Angoulême, et le 7, à Paris, au New-Morning. Les deux
concerts, s’ils ne suscitent pas encore l’affluence, éveillent l’intérêt de la
presse spécialisée (premier article dans Libération). En octobre sort
l’album Mar Azul, qui est immédiatement programmé sur les radios FIP
et France Inter.
Un nouveau concert est prévu le 14 décembre au New-Morning. Un
public, en majorité européen cette fois ci, l’acclame dans une salle archi
comble. Véronique Mortaigne écrit dans Le Monde “Cesaria Evora, la
cinquantaine bien vécue, chante lamorna avec une dévotion canaille...
(elle) appartient à cette aristocratie mondiale deschanteuses de bar”. La
légende commence à se forger.
Après Mar Azul, le buzz médiatique s’amplifie. José da Silva, confiant,
décide de s’engager dans la production d’un album plus ambitieux, Miss
Perfumado, qui sort en octobre 92 (avec plus de 300.000 copies vendues
à ce jour en France, beaucoup le considère comme le chef d’oeuvre de
Cesaria Evora - Miss Perfumado a été nommé aux Grammy Awards
après sa sortie américaine, en 1999). L’album est réalisé par José da
Silva et Paulino Vieira, le pianiste inventif de ses débuts. Il contient
quelques unes des plus belles chansons de son répertoire, dans la
meilleure tradition capverdienne : Sodade, Angola, Lua nha Testemunha
et bien sûr la morna de B. Leza, Miss Perfumado.
La presse s’enflamme pour cette voix hors norme et va jusqu’à la
comparer à Billie Holliday. Tout ce qui deviendra « la légende de Cesaria
Evora » s’étale à longueur de colonnes : son goût immodéré pour le
cognac et le tabac, son existence difficile dans des îles oubliées, les
douces nuits de Mindelo…
En juin 1993, Cize remplit L’Olympia (deux concerts à guichets fermés
les 12 et 13 juin) et entame sa première grande tournée internationale …
« Alors je me suis mise à chanter pour de bon […]
Je ne crois pas au rêve, ni au destin […] Ce qui me ravit aujourd’hui,
c’est le bonheur d’avoir traversé toutes les souffrances pour mieux vivre
ce que je vis maintenant. Chez nous,on dit qu’il vaut mieux boire le fiel
d’abord et le miel ensuite. Maintenant, je bois du miel. »
Biograhie Herminia
Herminia est née sur l'île de Sao Vicente à Mindelo,
capitale musicale du Cap Vert. D'une famille nombreuse de musiciens,
pianiste contrariée, elle se tourne, enfant, vers la guitare et vers le
chant.
Sa mère pratiquant le violon, la jeune fille aime l'écouter jouer de vieux
airs traditionnels: « Je les écoutais du fond du cœur, et le lendemain je
savais les chanter » dit-t-elle des mornas, ces chants mélancoliques du
Cap-vert qu'elle incarne mieux que quiconque.
Après la mort de son père, elle émigre à l'âge de onze ans sur l'île
voisine de Sal, devant rapidement travailler pour subvenir à son
éxistence.Elle commence à chanter en public, dans des groupes de
musiciens ambulants qui improvisaient ou jouaient à la commande des
sérénades en pleine rue, s'inscrivant dans la tradition populaire des
cantadeiras, lavandières de jadis qui chantaient à tue-tête en battant le
linge.
Elle ne reniera jamais cette origine, continuant encore aujourd'hui à
chanter des chansons du répertoire traditionnel avec une «voix
naturelle» unique, parfois gouailleuse, toujours saisissante et prenante,
qui a amené à la qualifier parfois d' «Edith Piaf du Cap Vert».
Cousine de Césaria Evora, ce n'est qu'en 1998 qu'elle enregistrera son
premier disque, Coraçon Leve, l'un des plus beaux albums de musique
capverdienne, composé par le jeune et grand compositeur capverdien
Vasco Martins qui lui écrit une musique à la fois traditionnelle et très
sophistiquée.
Elle commence alors une carrière internationale, tourne en Europe et en
Afrique, figure dans plusieurs compilations de renom.
En 2006, elle sort un second disque, Do Sal, où elle reprend de grands
airs de la tradition populaire capverdienne. Sa voix qui a encore mûri,
avec des accents presque salés, faits de mélancolie et d'embruns laissés
par une vie difficile, est capable autant de faire pleurer son auditoire,
que de le faire rire et danser sur le rythme des coladeiras, ces chansons
enjouées de Mindelo.
Sur scène, rien n'est plus émouvant que de voir ce petit bout de femme
frêle se métamorphoser en une grande artiste à la force sauvage et
indomptable, pour incarner l'âme et les racines de son peuple…
Myspace Artistes Capverdiens
Tam Tam 2000: http://www.myspace.com/tamt ...
Teophilo Chantre: http://www.myspace.com/teof ...
Zéca Reinalda: http://www.myspace.com/zeca ...
Jesers: http://www.myspace.com/jese ...
Lura: http://www.myspace.com/lura ...
Mayra Andrade: http://www.myspace.com/mayr ...
Cabo Verde Show: http://www.myspace.com/cabo ...
Fred Lima: http://www.myspace.com/fred ...
NDC: http://www.myspace.com/neto ...
Tito Paris: http://www.myspace.com/tito ...
Dina Medina: http://www.myspace.com/medi ...
Nancy Viera: http://www.myspace.com/nanc ...
Herminia: http://www.myspace.com/herm ...
Elizio: http://www.myspace.com/mist ...
OsConquistadores: http://www.myspace.com/osco ...
Daniel & Oriazul: http://www.myspace.com/dani ...
Gil Semedo: http://www.myspace.com/offi ...
Orlando pantera: http://www.myspace.com/orla ...
Mon Editorial
Chers Osc@rn@utes,
C'est un réel plaisir, une allégresse, de faire partie de cette belle famille
que nous formons tous ensemble. Je me réjouis également d'avoir connu
cet extraordinaire site lors de mes recherches pour mon exposé sur le
Cap-Vert en 2003 sous le pseudonyme de (cabo-dakar), et depuis lors
j'ai égaré mon mot de passe.
Je suis revenu, je redécouvre un autre site si différent avec un
extraordinaire et fabuleux forum avec pleins de sujets et des personnes
si agréables. Je ne citerai pas de noms car pour moi, vous êtes tous des
personnes que j'honore de vous avoir connu dans la simplicité et la
modestie. Un grand merci à Oscar de nous avoir donné l'opportunité de
nous retrouver dans son fabuleux site. Dites le à votre entourage que
c'est ici http://www.oscarlesite.com. Un grand merci également à Jean-
Marc pour ses quizz et de partager ses magnifiques photographies avec
nous. J'en suis ému.
Le plaisir de retrouver des personnes perdues de vu,
qui ont fait partie d'une partie de mon existence, merci. Je ne peux pas
oublier notre Miss Nildinha que je salut au passage et enfin a notre top
membre N°1 Dina la faladeira.
Je suis une personne si naturelle et spontanée. J'aime rire et m'amuser,
j'adore jouer de la musique , j'aime également entendre et être perçu
comme je suis. Le respect est la base de mes principes. Si mon corps
était translucide, vous verrez que mon coeur n'est rempli que de joie de
voir cette belle harmonie qui règne au sein de cette communauté.
La nation ou repose mes ancêtres, le pays de mes parents, cet archipel
que l'on appelle le cap-vert, comme dix bouts de terre dispersés au
milieu de l'océan, à qui, je m'agripperais à chaque rocher pour ne pas
t'oublier terre-mère.Je suis si fier de moi lorsque je parle du Cap-Vert à des
amis étrangers, je sens en moi une allégresse, comme une vague qui
embrasse le sable fin de nos belles plages.
J'aimerais te revoir habillée terre-mère de ta belle robe verte comme je
t'ai connu lors de mon premier voyage pour te rendre visite en 68 à bord
du Fatima.
Je porte avec honneur et courage tes couleurs, je répondrais à ton
appel, là où que j'aille, je serrais tes yeux, je serrais ton ouïe.
Je vous remercie et vous prie d'agréer mes meilleures salutations.
Spéciales dédicaces à toutes les femmes.
Vive un monde en arc-en-ciel.
Dakarman.
http://cabodakar.hi5.com/ http://dakarman02.skyrock.com/





DJADJEUF
c 1soutien actif à notre belle et eternelle culture musicale et bonne annèe à tous et à toutes
amitiès
César Evora




































