Poesias di Cabo Verde
(BARSALL)

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Les derniers commentaires

  • ninou27

    : Celle que je préfère c''est Vovo.Vraiment Bravo et Merci, c'est magnifique.
  • josiane

    : Félicitations !
  • amadou

    : Trés cool j'aime vraiment
  • shanduk

    : Barsallinho, que dire . Comme d'habitude tes poèmes reflèttent l'émotion, l'amour, le bonheur... . J'adore " Quand je t'ai dit" Continue ainsi mon ami
  • cannelle

    : J'adore !!! ton cabo space est remplie d'émotions, ainsi que tes poèmes toujours aussi bouleversants, je suis . Surtout ne change pas
  • OB1

    : Palavras ta ser insuficiente ,mesmo assim FELICITATION j'adore !
  • joe21

    : slt barsall, c Yann; j'étudie à lyon et je me suis rappeller de ce site que tu m'avais parlé; il est pas mal tes poémes n'ont plus. Porte toi bien.
  • brownsugar

    : Quelle jolie petite puce, quel beau sourire, je ne vois pas comment tu peux perdre ton inspiration, avec une tite princesse pareil .. Je passe souvent sans dire "bonjour" mais sache que j'adore te lire, tu as une manière bien spécial de décrire des choses qu'on a tous plus ou moins pu vivre... Encore Bravo My grand, j'espère que tu vas vite retrouver ta muse, en tout cas même sans c'est toujours un plaisir de te lire...
  • issa ikan

    : Tres jolie poeme tu me manque deja (laba). mon frere mika
  • fada

    : Beau cabospaces j'adore tes poémes ils sont trés beau et ta fille est trés belle
  • Betty

    : Oh lala qu'est-ce qu'elle a grandi Tanita j'ai beaucoup aimé les photos. Je suis sure qu'elle a eu le plus beau cadeau d'anniversaire
  • nildinha

    : Coucou barsounet , elle a bien grandi ta petite princesse et toujours aussi sublime! ta joie se reconnait aussi sur les photos, je te fais un gros câlin
  • mijo

    : Elle est très jolie ta petite princesse. J'aimme son sourire...!!!
  • mimi54

    : Très jolie ta petite princesse, vous avez l'air très complice c'est mignon
  • crioladoda

    : Super ton cabospace Barsall et ta fille est superbe
  • monika

    : Superbe complicité de père et fille j'adore ..!!! gros bisous
  • IZIA

    : Très jolie ta princesse vous êtes magnifiques.
  • dakarman

    : Hello Modou Pouye, Tanita est très belle, je vous souhaite beaucoup de bonheur dans votre vie. Pour Tanita track 5 de ton Spaces.
  • joia

    : Vous êtes magnifiques vos sourires me remplissent de bonheurs...
  • gabioceanne

    : Elle est vraiment magnifique ta fille, vous êtes vraiment mimi tous les 2

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http://www.cabospaces.com/_barsall

PREAMBULE

Bonjour, je m'appelle Ludgéro Amilcar Lima SILVA, plus connu sous le
pseudo BARSALL. J'aimerais vous parler de ce "petit pays" que j'aime
beaucoup aussi et que chante notre grande Diva aux pieds nus sur la
vidéo Petit Pays. J'aimerais vous parler de ma rencontre avec ma terre natale
30 ans après l'avoir quittée, une sorte de retour de l'enfant prodigue.

J'aimerais vous narrer ici cette belle idylle à travers les poèmes dictés
par les sensations que j'y ai vécues pendant 4 mois.
La poésie a une grande place dans la vie de notre pays, car comme la
chanson (dont la célèbre Morna) ou la composition d'œuvres musicales,
elle est beaucoup utilisée dans le quotidien du capverdien. Souvenez-
vous, même le grand Amilcar Cabral fut un bon poète.
J'espère que vous apprécierez.

Je vous invite à me lire en compagnie de Tito Paris qui chante une composition de Paulinho Vieyra : M'cria ser um poeta

tilidom.com

REGRESSO (Le retour)

A bord de cet avion qui m'éloigne de ces 30 ans d'exil
Dans ma tête pourtant légère, mille questions défilent
Comment m'accueilleras-tu, ô ma terre, mon île :
Miséricordieuse comme la mère pour son fils difficile
Ou rancunière, te vengeras-tu en me privant d'Ariane le fil ?

Récompense ou punition, je resterais docile
Car dans mon cœur, je te sais toujours indélébile
Alors pourquoi me faire autant de bile
Je sais que jamais tu ne me refuseras ton asile
Et que éternelle demeurera toujours notre idylle.

Comme le fils prodigue, je reviens sans trésor, ni baril
Je reviens juste te redécouvrir, sans marché, sans deal
Je reviens retrouver ma terre, ses vestiges et ses fossiles
Je viens me réconcilier avec mon passé, à ma vie si utile
Et enfin voir mon cœur se reposer de tant d'années versatiles.

Dis-moi, Terre-Mère, qu'en ton sein jamais stérile
Je sentirais tes doux parfums, encens et huiles,
Qu'à l'abri de tes belles maisons couvertes de tuiles
Je trouverais ce baume qui rendra mon âme tranquille
Et que ta terre verra le dernier battement de mes cils.


KEIJO DI LETE DI CABRA (Fromage de lait de chèvre)

Oh, gens du pays de ma mère
Avez-vous appris la triste nouvelle
Pour un morceau de keijo de cabra
Nho Jon et Nha Joana se sont séparés

Ô Keijo, keijo di leite di cabra
Bo bem po lume na casa di Nho Jon

Nha Joana est partie ce matin
Vers les bas fonds de Ribeirinha
Pauvre Nho Jon, plus de kuskus kent’
Au petit déjeuner contre ces gueules de bois

Ô Keijo, keijo di leite di cabra
Bo bem po lume na casa di Nho Jon

Pourtant ces deux bons vieillards
On aimait bien les voir toujours na guerra
Comme des amoureux des temps de jadis
Et leurs cris étaient devenus nos concerts

Ô Keijo, keijo di leite di cabra
Bo bem po lume na casa di Nho Jon

Ô mes voisins, fils et filles de Soncente,
De Monte Sossego à Ribeira Juliào
Prenons nos violàos, cavaquinhos et chants
Et allons implorer le retour de Nha Joana

Ô Keijo, keijo di leite di cabra
Bo bem po lume na casa di Nho Jon

CABO VERDE, JE TE DECOUVRE



Cabo Verde, je te découvre
Et voilà qu'enfin je me retrouve
Dans un ciel qui chaque jour se couvre
De toiles dignes à faire rougir le Louvre

Cabo Verde, je te découvre, ô Maman
Terre surgie de la lave des volcans
Défiant la nature et le mauvais temps
Pour donner vie à tous tes enfants.

Cabo Verde, me voici sur tes traces
Heureux de vivre toutes ces grâces
Et même si ta terre ne porte pas d'herbe grasse
C'est avec amour que mon cœur t'embrasse.

Cabo Verde, petit pays, dit-on toujours
Mais dans la chaleur de ton amour
Et dans les mornas de tes troubadours
Point de traces de regret de mon retour

Cabo Verde, je te découvre enfin
Et à moi s'offrent de nouveaux lendemains
Moi qui pensais avoir fini mon chemin
Voilà que tu m'offres un nouveau destin

VOVO (Grand-Mère)

Lorsque tu me regardes, Vovo
Avec tes yeux devenus si petits avec l’âge,
J’y vois un gigantesque océan d’amour
Dans lequel j’aimerais naviguer sans fin

Lorsque tu me parles, Vovo
Avec ta voix qui est si douce et qui tremble
J’y retiens des paroles presque religieuses
Qui sont devenues les fondements de ma vie ?

Lorsque je te vois marcher, Vovo
C’est vrai que tu n’es plus la femme
Derrière qui je me hâtais en courant
Mais j’admire toujours ta solidité

Lorsque je suis avec toi, Vovo
Je me sens toujours un bébé
Même si je sais que c’est toi qui as besoin
Désormais de puiser ta force de ma joie de vivre

Je veux continuer d’être ta fierté, Vovo
Afin que tu ne regrettes jamais
D’avoir consacré quinze ans de ta vie
A faire de moi l’homme que je suis devenu

Je n’ai ni or, ni diamant, Vovo
Mais j’ai un trésor bien plus immense
Celui de voir toujours tes yeux briller d’amour
Lorsque tu les poses sur ce que tu as fait de moi.

*Vovo est une très douce façon de dire Avo (Grand-Parent)


CAP-VERT, J'AI ENTENDU TON APPEL


Cap-Vert, j'ai entendu ton appel
Ce cri qui, du fin fond de ma terre d'accueil
Depuis ma tendre enfance me harcèle
Et m'invite sur les traces de mes aïeuls

Cap-Vert, j'ai entendu ton appel
Cette force en moi qui vers toi
M'attirait comme un amant vers sa belle
Cette sensation de me sentir mal loin de toi.

Cap-Vert, j'ai entendu ton appel
Ce bleu, ma couleur, couleur de ton océan
Ce vertige pour qui mon cœur chancelle
Cet espoir qui chaque fois me tire du néant

Cap-Vert, j'ai entendu ton appel
Cet harmonie dans les rythmes endeuillés
Des guitares, cavaquinhos, violoncelles
Et des vieilles mornas du vieux Nho José

Cap-vert, j'ai entendu ton appel,
Et j'aimerais qu'on le tienne pour dit
A travers ces vers qui m'interpellent
Avec le chanteur, je crie : N'ka cré bai di li*.

*N'ka cré bai di li : Je ne veux pas m'en aller d'ici. Un cri du capverdien
déchiré entre l'appel du large et le désir de rester.

VEM ME AMAR (Viens m'aimer)

Vem me amar !
Mon coeur a entendu ton SOS
Et j’ai largué toutes les amarres
Afin de tenir mes promesses

Vem me amar !
Je ne rêve que de cela Bébé
Et de cette virtualité, j’en ai marre
Je veux tout juste être à tes côtés

Vem me amar !
Je viendrai mon amour
Dussé-je traverser cette « mar »
A la nage et sans gilet de secours

Vem me amar !
Ce refrain me traverse le cœur
Je sens la distance, tel un dard,
Me piquer ta présence et mon bonheur


Vem me amar !
Bébé, je viendrai t’aimer
En portant mon étendard
Frappé de ton sourire de fée

Vem me amar !
Rassures-toi amour de ma vie
Je serai là, tôt et surtout pas tard,
Pour, avec toi, gagner tous nos paris

Vem me amar !
Je serai, je te le promets ma miss,
Tout près de toi, là où brille ton phare
Pour que ta lumière m’éblouisse.

Vem me amar…
Et cette belle chanson, bientôt,
Chez nous, en boite ou dans un bar,
Nous l’écouterons avec nos badauds.

SANTANTON (Santo Antao)


Me voici à bord du Catamaral*
En route vers tes rivages arides
Je ne viens pas pour la beauté
De tes majestueuses montagnes
Je ne viens pas pour la verdure
De ta luxuriante végétation du nord
Je ne viens pas en curieux touriste
Ni en aventurier, assoiffés de découvertes
Je viens, ignorant les remous du Canal
Je viens, implorant la vitesse du ferry
Je viens par devoir et par amour
Ceux d'un fils à l'appel de sa mère
Ceux d'un homme très inquiet et soucieux
De ce coup de fil reçu hier nuit
Et m'annonçant que la personne
Que j'adore plus que tout au monde.
Avait des soucis avec sa faible santé.
Je viens pour toi ma chère Vovo
Espérant que ma seule présence,
Sans modestie, te donnera goût à la vie
Et te permettra de lutter de toutes tes forces
Oui, lutter encore plus fort contre tout,
Contre cette maladie, cette vieillesse
Qui veulent me séparer de ton amour.
Je viens te voler encore un de tes sourires
Ces sourires sans dent mais plus beaux que tout
Je viens te voler un regard de tes petits yeux
Que le temps a presque fermés avec le poids de l'âge
Je viens répondre à ton appel, t'imitant mais juste un peu
Lorsqu'il y a plus de 30 ans, tu es venue vers moi
Pour m'offrir la chance de faire connaissance avec l'amour

*Catamaral = Bateau rapide reliant les iles de Sao Vicente et Santo
Antao en 30 mnn de trajet.

INSULARITE ou UNE HEURE

Cliquez sur le bouton play pour la version audio (avec la voix de votre serviteur) du poème ainsi que les circonstances de sa composition !
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ANGELINA


Elle si petite, ma Angelina,
Avec son regard d'enfant,
Avec son sourire innocent
Avec la maladresse de son âge.
Et ses dents, ses dents si blanches !
Ne reflètent-elles pas le bonheur ?

Elle est si jolie, ma petite Tanita
Avec ses yeux charmeurs,
Avec ses jambes hésitantes
Avec son cou volé au cygne.
Et ses joues, ses joues si rondes !
Ne dessinent-elles l'autel de l'amour ?

Elle est si joyeuse, ma jolie petite Yasmina
Et que dire d'elle de plus
Si ce n'est que je souffre
Quand, de ses yeux, coulent les larmes
Quand loin d'elle, je m'éloigne
Car pour ce petit être, j'ai perdu mon cœur.

QUAND JE T'AI DIT


Quand je t'ai dit : "Bom dia, namorada*"
Tu m'as repondu : " Bom dia, nha alma*"
L'unique phrase créole connue de moi.
Ta témérité m'a apporté le rire et la joie.
Et j'ai su que je pourrais avoir foi en toi.

Quand je t'ai dit : "m'ta doido di bo, fofa*"
Tu as repondu : "mim tambem m'ta doida*"
Qu'elle est si ennivrante cette douce folie
Qui me fait perdre ma tête et mes soucis
Et qui, à ton coeur, irrésistiblement me lie!

Quand je t'ai dit : "o menina, nha criolinha*"
Ces mots appris pour te dire " bo e nha linda*" .
Tu m'as dit que mes mots n'avaient de poids
Que lorsque, de mon cœur, j'utilisais la voix
Alors, j'ai laissé mon cœur battre pour toi.

Quand je t'ai dit : "bem li, ka bu decham na falta*"
Tu m'as répondu : "si deus kizer, nunca nunca*"
Alors j'ai, vers la lune et les étoiles, levé les yeux
Implorant de toutes mes forces et de tous mes voeux
Qu'à tes côtés je puisse vieillir et rester heureux.

Quand je t'ai dit : "tchao nha amor, m'ta ba deta*"
Et que tu m'aies répondu « pensa na mim na bo kama*"
La réalité s'est imposée à moi, cruelle mais vraie
T'étais à cinq mille kilomètres de moi éloignée
Et je ne t'avais pour moi que si j'étais connecté

Alors, j'ai ramassé mes mots et mon pauvre créole
J'ai laissé un torrent de larmes dégouliner au sol
J'ai versé dans mon verre quelques gouttes d'alcool
Et j'ai ordonné à mon cœur de prendre son envol.
Rêve ou chimère, tant pis si mon âme devient folle.

* bonjour ma fiancée
*bonjour mon âme
*je suis fou de toi, chérie
*moi aussi, je suis folle
*ô ma petite créole
*tu es ma ?????
*viens ici, ne me laisse pas dans le manque
*si Dieu le veut, jamais, jamais
*ciao amour, je vais me coucher
*pense à moi dans ton lit

QUARANTE ANS APRES


Afrique ! Es-tu mon Afrique ?
Es-tu toujours ce continent magnifique
Que ma Grand-mère, lors des veillées,
Sous l'arbre à palabres, ne cessait de louer ?
Es-tu toujours cette terre bénie des Dieux,
Berceaux des civilisations au passé glorieux ?

Afrique ! Es-tu mon Afrique ?
Afrique ! Dis-moi Afrique !
Qu'est devenue la fierté de tes guerriers,
Aujourd'hui proies tremblant dans leurs terriers ?
Qu'est devenue la solidarité de tes enfants,
Maintenant ignorant tout sentiment ?

Afrique ! Dis-moi Afrique !
Qu'as-tu fait du sang héroïque
Versé par mes pères, martyrs des clivages,
Sur les routes nues de l'esclavage ?
Qu'as-tu fait de la souffrance des enchaînés
Sur les chantiers des travaux forcés ?

Afrique ! Pauvre continent !
Tu n'es plus cette terre d'espoirs fourmillant.
Et les grands-mères ne te chantent plus.
Elles pleurent ta dignité disparue.
Elles pleurent ta liberté ensevelie
Sous les décombres de tes tueries.

Afrique ! Libre continent, disait-on !
Mais aujourd'hui, tes peuples ont changé de ton :
Les frères unis d'hier, combattants l'oppresseur,
S'entretuent de nos jours pour gagner son cœur.
Et nos chefs, intègres et valeureux dans le temps,
Troquent leur souveraineté contre de l'argent.

Afrique ! De toi, je me dégoûte.
Et dans mon cœur s'installe le doute
D'un avenir aux bases numériques,
D'un futur au bonheur chimérique.
Et cette voix, parlant à David DIOP, qui s'est tue !
La partie serait-elle sans issue ?

Version audio et explications de mon inspiration : cliquez sur play
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POEME : AMOR LONGI



Quandu bu sta perdida na bu pensamentu
Quandu bu sta triste na bu sentimentu
Nunka ka bu skeci ki li na baixu mundu
Teeni um omi ki sta dodu na bo, Doudou

Quandu bu sta leva odju pa ceu
Ta djobi lua ki sta brilha sima oru
Kel strela ki sta brilha mas di ki tudu
E so pa dizébu ke mi é di bo, Doudou

N’kré sta la, pa pégabu na nha braçu
Pa dabu tudu ki bu mereci, nha doudou
Tudu es calor qui ta tremé na nha beiju
Tudu es paixao ki ta corré na nha corpu

N'kré sta la na bu ladu
Pa toma tudu kés beiju perdidu
Tudu kel amor na fundu di bu peitu
Ki, pa eternidadi, ta dam coragem pa amabu

POEME : ERA UM BEZ



Era um bez
Strelas e Lua, na nha ceu
Ka stava brilha

Era um bez
Sol na nha coraçon
So ta kema

Era um bez
Alegria e felicidadi
M’ka ta konxi

Era um bez
Amor e Paixao
So pa uns dias

Era um bez
Nha Alma e Coraçon
So ta magua’m

Era um bez
Ma ku bo
Es bez sta longi di mi

ET POUR FINIR...


Et pour finir, j'espère avoir atteint mon objectif qui était de vous faire découvrir les îles du Cap-Vert à travers les vers d'un amoureux des mots. Je compte sur vos commentaires et messages pour m'aider à améliorer ce CaboSpace qui est également le vôtre.
Pour boucler la boucle, je vous proposerais régulièrement ici un poème du moment dédié à tous les oscarnautes qui passeront ici !
Je vous présente mon tout dernier : SAN JON, Pour que s'assombrisse le ciel, pour que tombe la pluie, pour que se remplissent nos greniers, pour que s'étrennent nos danseurs, et que voguent nos prières vers San Jon pour que tombe la pluie ! Alors battons fort nos tambours !!!

PS : Vous pouvez regarder la vidéo de la San Jon à Dakar (2e vidéo à gauche) pour avoir une idée de cette grande fête de la tradition capverdienne.

Poème : SAN JON

Battez fort les tambours
Pour que s'assombrisse le ciel
Que gronde l'orage
Et que dansent les nuages
Jusqu'à nous arroser de leur suée
Aujourd'hui c'est la San Jon

Battez fort les tambours
Pour que tombe la pluie
Se mouillent nos champs arides
Et que sourient nos braves paysans
Heureux de remuer à nouveau la terre
Aujourd'hui c'est la San Jon

Battez fort les tambours
Pour que se remplissent nos greniers
De maïs, mil, haricot, manioc et patates
Tous ces ingrédients dont ont besoin nos mamans
Pour nous cuisiner notre si bon catchupa
Aujourd'hui c'est la San Jon

Battez fort les tambours
Pour que s'étrennent nos danseurs,
Filles et garçons, unis dans la Cola
Et que vieux, jeunes, hommes et femmes
Tous chantent en chœur dans la tradition
Aujourd'hui c'est la San Jon

Battez fort les tambours
Pour que voguent nos pieuses prières
Vers Le St Patron pour qui nous sautons ce feu
L'œuf à la main et le vœu dans le cœur
Ô St Jean Baptiste, Entend nos Prières : Amen
Aujourd'hui c'est la San Jon

Battez fort les tambours
Pour que s'assombrisse le ciel
Pour que tombe la pluie
Pour que se remplissent nos greniers
Pour que s'étrennent nos danseurs,
Et que voguent nos prières vers San Jon

NB1 : Une vidéo de mon mariage à été posté en haut à droite sous le titre : Nha Casamentu - Mon Mariage

NB2: Vous pouvez lire l'intégralité de mes poèmes (plus d'une centaine) à cette adresse : " http://barsall-poesie.skyro ..."
NB3 : Merci pour vos commentaires qui me vont droit au coeur !

*-*-*-*-*-*-*-*-*- ENCORE UNE FOIS, MERCI POUR VOTRE VISITE *-*-
*-*-*-*-*-*-*-*

*-*-*-*-*-*-* PLEINS DE BISOUS A TOUS ET TOUTES, VIVA
CABOVERDE, VIVA AMIZADI, VIVA AMOR E PAIXAO-*-*-*-*-*-*

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